TOUT SUR LE CHAMPIGNON DE PARIS

BRÈVE HISTOIRE DU CHAMPIGNON DE PARIS

Si les plus anciennes traces connues de l'Agaricus bisporus ou champignon de Paris nous viennent de l'Egypte Antique, il faut attendre le XVIIe siècle pour voir apparaitre les premières cultures de champignon de Paris. Jean-Baptiste de la Quintinie, célèbre jardinier du roi Louis XIV, réussit à le cultiver au printemps et à l'automne dans les jardins de Versailles pour le servir ensuite à la table du roi.

Au XVIIIe siècle, des producteurs ont l'idée de cultiver le champignon de Paris dans des caves et d'anciennes carrières du sous-sol parisien, ce qui lui valut son nom. La culture du champignon de Paris devient alors annuelle.

Au XIXe et jusqu'au début du XXe siècle, la construction du métro parisien oblige les cultures à être déplacées dans les carrières des abords de la capitale puis dans celles du Val de Loire. Bien que délocalisé, le champignon de Paris conservera son nom de baptême, en référence à son terroir d'origine. Aujourd'hui, la culture en caves et en carrières est de plus en plus rare. Les maisons de culture les remplacent. Les conditions de travail, l'hygiène et la maîtrise de la température y sont beaucoup plus aisées.

 

COMMENT ÇA POUSSE ? 

Le champignon de Paris est composé d'une partie souterraine permanente (le mycélium), qui explore le sol afin de se nourrir, et d'une partie extérieure (le sporophore ou le carpophore). Un même mycélium pourra donner naissance à de nombreux sporophores, appelés communément champignons. Contrairement aux plantes, le champignon n'assimile pas l'énergie du soleil grâce à la photosynthèse mais se nourrit de matières organiques qu'il puise dans un compost, dans l'humus du sol ou bien encore sur d'autres organismes vivants. 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le champignon de Paris est la variété la plus cultivée au monde et la plus vendue en France avec une consommation française de 3 kg par an et par foyer.